Traitement d’Alzheimer : médicaments et approches non pharmacologiques
Il n’existe pas, à ce jour, de traitement qui guérisse la maladie d’Alzheimer. La prise en charge vise à préserver les capacités restantes, apaiser certains symptômes, prévenir les complications et soutenir la personne malade comme ses proches.
Le meilleur alzheimer traitement dépend du stade de la maladie, des autres problèmes de santé, des traitements déjà pris et du projet de vie. Le médecin traitant, le neurologue, le gériatre ou le psychiatre construit ce suivi avec la personne concernée et ses aidants.
Repérez les causes avant d’envisager un médicament ↓
Quels médicaments peuvent être proposés ?
Les médicaments dits « spécifiques » agissent sur certains messagers chimiques du cerveau. Ils peuvent apporter un bénéfice modeste et variable sur les symptômes cognitifs, c’est-à-dire la mémoire, l’attention, le langage ou l’organisation des gestes.
Ils ne stoppent pas l’évolution de la maladie. En France, leur prescription reste possible dans certaines situations, mais ils ne sont plus remboursés par l’Assurance Maladie depuis 2018, après une réévaluation de la Haute Autorité de santé (HAS).
| Famille | Médicaments concernés | Points de vigilance |
|---|---|---|
| Inhibiteurs de l’acétylcholinestérase | Donépézil, rivastigmine, galantamine | Nausées, diarrhées, perte de poids, ralentissement du cœur possibles |
| Mémantine | Mémantine | Vertiges, confusion, somnolence ou constipation possibles |
Un suivi régulier permet d’évaluer un bénéfice réel et la tolérance. Une chute, un malaise, une perte de poids ou une confusion nouvelle doivent être signalés sans attendre au professionnel qui suit la personne.
D’autres médicaments peuvent traiter ponctuellement une dépression, une anxiété, une douleur, des troubles du sommeil ou des symptômes psychotiques. Ils demandent une grande prudence chez les personnes âgées : les somnifères et certains antipsychotiques peuvent accroître le risque de chute, de somnolence ou d’accident vasculaire cérébral.
Les nouveaux traitements modifiant la maladie
L’immunothérapie anti-amyloïde cherche à réduire les dépôts de bêta-amyloïde dans le cerveau. Le lecanemab fait partie de ces traitements alzheimer récents, étudiés chez des personnes à un stade précoce, avec confirmation biologique de la maladie.
Ces traitements ne conviennent pas à toutes les personnes et leur bénéfice reste limité. Ils exposent notamment à des anomalies visibles à l’IRM, appelées ARIA, pouvant correspondre à un gonflement ou à de petits saignements cérébraux ; une surveillance spécialisée est donc indispensable.
La situation réglementaire, l’accès et la prise en charge de ces médicaments évoluent. Seul un centre spécialisé peut dire si une option est accessible et adaptée à une situation donnée.

Les approches non médicamenteuses au quotidien
Les interventions non médicamenteuses font partie du soin. Elles cherchent à maintenir les repères, les liens sociaux, la mobilité et le plaisir d’agir, sans mettre la personne en échec.
- activité physique adaptée et régulière : marche accompagnée, exercices d’équilibre ou kinésithérapie ;
- stimulation cognitive personnalisée : conversation, lecture, jeux simples, musique ou activités manuelles connues ;
- ergothérapie pour sécuriser le logement et préserver les gestes quotidiens ;
- orthophonie si les difficultés de langage ou de déglutition le justifient ;
- accueil de jour, ateliers collectifs et soutien psychologique selon les besoins.
Une activité doit rester adaptée aux goûts, à la fatigue et aux capacités de la personne. Corriger sans cesse ses erreurs peut majorer l’anxiété ; proposer une tâche simple, avec une consigne à la fois, soutient mieux la participation.
Gérer les troubles du comportement avant d’ajouter un médicament
Agitation, cris, opposition ou errance expriment souvent un besoin non repéré. Une douleur, une infection, une constipation, la faim, une soif, un bruit excessif ou un changement d’habitudes peuvent déclencher ces réactions.
Le médecin recherche d’abord une cause médicale ou environnementale. Des horaires stables, un éclairage suffisant, des repères visibles et une communication calme réduisent souvent les tensions davantage qu’un médicament sédatif.
- Rechercher une douleur, une infection ou une constipation
- Repérer la faim, la soif ou un bruit excessif
- Identifier un changement récent dans les habitudes
- Maintenir des horaires stables au quotidien
- Assurer un éclairage suffisant dans le logement
- Installer des repères visibles
- Communiquer de manière calme
Quand demander une aide médicale urgente ?
Une confusion brutale, une faiblesse d’un côté du corps, des troubles soudains de la parole, une chute avec choc à la tête, une fièvre élevée ou un comportement dangereux imposent une évaluation rapide. En France, appelez le 15 ou le 112 en cas de signe évocateur d’urgence.
Une aggravation en quelques heures ou quelques jours ne doit pas être attribuée d’emblée à Alzheimer. Elle peut révéler un delirium, c’est-à-dire un état confusionnel aigu lié, par exemple, à une infection ou à un effet indésirable médicamenteux.
Alzheimer traitement : organiser un suivi réaliste
Le plan de soins gagne à être révisé régulièrement avec l’équipe soignante : autonomie, nutrition, sommeil, humeur, sécurité à domicile et charge de l’aidant. La HAS recommande une prise en charge personnalisée et coordonnée, qui associe soins, accompagnement social et soutien des proches.
Préparer les aides à domicile, une évaluation gériatrique et les démarches de protection juridique, si elles deviennent nécessaires, évite souvent les décisions dans l’urgence. L’objectif reste de respecter les choix de la personne aussi longtemps que possible, avec un niveau de sécurité adapté.