Plan Alzheimer : l’heure est au bilan
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Plan Alzheimer
Alors que nous célébrons la 18ème Journée mondiale contre l’Alzheimer, les professionnels se penchent sur le plan Alzheimer, afin d’analyser ses réussites et ses failles. Olivier de Ladoucette, président d’un organisme de recherches, nous fait voyager au cœur du plan 2008-2012, instauré par Nicolas Sarkozy.
Des objectifs à atteindre
Selon Olivier de Ladoucette, les professionnels de santé ont noté un meilleur accès aux soins, depuis la mise en place de ce plan. Mais le plan peut encore s’améliorer et l’effort doit être maintenu après 2012. En effet, même si le plan Alzheimer a largement contribué à faciliter la vie des malades et des aidants, et les recherches, les objectifs à atteindre sont encore multiples. D’autant plus qu’on prévoit, dans 15 ans, un nombre deux fois plus grand de malades, soit l’équivalent de deux fois la population de Marseille.
Les résultats positifs
Désormais, la maladie d’Alzheimer n’est plus tabou et les familles se dirigent plus volontiers vers des structures de soins. La mise en place des MAIA(1) a rendu les multiples centres de soins accessibles, facilitant ainsi l’orientation vers un centre de repos ou un accueil de jour. Avec 140 millions d’euros dépensés pour 125 nouveaux projets, la France fait des jaloux au niveau international.
Les manques à combler
Malgré les progrès, les professionnels notent aussi des failles, notamment au niveau du dépistage, qui reste encore trop tardif. En Allemagne, en moyenne 12 mois sont nécessaires pour diagnostiquer la maladie, alors qu’en France, ce délai est de 22 mois. De plus, la maladie coûte cher aux familles, soit en moyenne 2 000 euros par mois.
De son côté, Nicolas Sarkozy rencontrera les ministres concernés, le 30 septembre prochain, pour faire le point sur l’avancée du plan.
(1) Maisons pour l’autonomie et l’intégration des malades Alzheimer