Exelon : indications, formes et précautions d’emploi
Exelon est le nom commercial de la rivastigmine, un médicament utilisé dans certains troubles cognitifs liés à la maladie d’Alzheimer ou à la maladie de Parkinson. Il ne guérit pas ces maladies et son effet, variable selon les personnes, doit être réévalué régulièrement par le médecin.
En France, la gamme Exelon a fait l’objet d’arrêts de commercialisation. La disponibilité des différentes présentations doit donc être vérifiée auprès du pharmacien. Des médicaments à base de rivastigmine peuvent être envisagés par le prescripteur selon la situation clinique.
À quoi sert Exelon ?
La rivastigmine appartient aux inhibiteurs de la cholinestérase. Ces médicaments limitent la dégradation de l’acétylcholine, une substance qui participe à la transmission des messages entre certaines cellules du cerveau.
Elle peut être prescrite chez l’adulte pour une démence légère à modérée due à la maladie d’Alzheimer, ou pour une démence légère à modérée associée à la maladie de Parkinson. Le diagnostic et le suivi relèvent d’un médecin formé à la prise en charge de ces maladies.
Le traitement peut aider certaines personnes sur la mémoire, l’attention ou les activités quotidiennes. Il ne permet pas de stopper l’évolution de la maladie. Les bénéfices, la tolérance, le poids et l’autonomie sont évalués lors des consultations de suivi.
Quelles étaient les formes d’Exelon ?
Exelon a existé en gélules, en solution buvable et en dispositif transdermique, souvent appelé patch. Le patch diffuse la rivastigmine à travers la peau pendant 24 heures et peut limiter certains troubles digestifs, sans les exclure.
| Forme | Usage habituel | Point de vigilance |
|---|---|---|
| Gélule ou solution buvable | Prise orale, généralement au cours des repas | Les nausées et vomissements sont plus fréquents lors d’une hausse de dose. |
| Patch | Un dispositif posé chaque jour sur une peau propre et sèche | Retirer l’ancien patch avant d’en appliquer un nouveau. |
La dose est augmentée progressivement lorsque la personne tolère le traitement. Une interruption de plusieurs jours impose de demander conseil au médecin ou au pharmacien avant la reprise : la dose initiale doit parfois être reprise.

Patch de rivastigmine : les règles qui évitent les erreurs
Le patch se colle sur le haut ou le bas du dos, le haut du bras ou la poitrine, à l’écart des seins. Il ne se pose pas sur une peau irritée, blessée, grasse ou couverte de crème, et ne doit pas être découpé.
- Appliquer un seul patch à la fois, à heure fixe si possible.
- Changer de zone chaque jour et attendre 14 jours avant de réutiliser le même emplacement.
- Éviter les sources de chaleur fortes, comme une bouillotte ou un sauna, qui peuvent modifier l’absorption.
- Retirer le patch avant une IRM, sauf consigne contraire de l’équipe médicale.
Deux patchs portés en même temps peuvent provoquer un surdosage. Des vomissements importants, une transpiration marquée, des vertiges, un ralentissement du pouls ou un malaise justifient un avis médical urgent ; en cas de perte de connaissance, appelez le 15 ou le 112.
Effets indésirables et précautions
Les effets les plus fréquents sont les nausées, vomissements, diarrhées, perte d’appétit, perte de poids, vertiges et maux de tête. Avec le patch, une rougeur ou des démangeaisons au point d’application peuvent survenir.
Une plaque très rouge, gonflée, douloureuse ou qui s’étend au-delà du patch doit être signalée rapidement. Le médecin doit aussi connaître les antécédents d’ulcère digestif, de troubles du rythme cardiaque, d’évanouissements, d’asthme, de maladie pulmonaire ou de difficultés à uriner.
La rivastigmine peut interagir avec certains médicaments qui ralentissent le cœur ou agissent sur le système nerveux. Il faut montrer l’ensemble des ordonnances, traitements sans ordonnance et compléments au pharmacien, sans arrêter un traitement de sa propre initiative.
Organiser un suivi utile avec les proches
Les aidants peuvent noter les changements observés : appétit, poids, chutes, malaises, vomissements, sommeil, réactions cutanées et capacité à réaliser les gestes habituels. Ces éléments aident le médecin à décider de poursuivre, d’adapter ou d’arrêter le traitement.
Un pilulier, un calendrier et une vérification quotidienne du patch réduisent les oublis et les doubles applications. Après le diagnostic, organiser le suivi médical après l’annonce de la maladie d’Alzheimer aide à répartir les rôles entre la personne malade, les proches et les soignants.
Exelon : ce qu’il faut retenir
Exelon correspond à la rivastigmine, prescrite dans certaines démences légères à modérées. Sa marque peut ne plus être disponible en pharmacie, mais seul le prescripteur peut déterminer si une autre présentation ou un autre médicament convient.
Les informations de cet article complètent, sans remplacer, l’ordonnance et les conseils du médecin ou du pharmacien. Les résumés des caractéristiques des produits et les alertes de l’ANSM constituent les références pour les consignes de sécurité actualisées.